Dans les reflets joyeux des arbres parasols

Plongeant dans l’étang le soleil enlace de ses feuilles un oiseau saurien les enfants respirent l’instant jouent à la marelle dans les reflets joyeux des arbres parasols la pétanque se traîne au bord de l’eau les abeilles et les moucherons se querellent un banc rêve de solitude barbotent les canards ricochent les silences farouches flottent…

Dans la chair nervurée d’une feuille blanche

tel un ermite sauvage caché dans les ténèbres d’or d’une grotte chiromancienne tissée d’espaces indicibles et de silences hantés le poète mûrit l’humanité en son coeur de vers de gemmes salines et de bourgeons de sang dans l’indifférence des saisons comme une flamme inlassable intuitive et frémissante dans la brise épanouie et suave d’un paradis…