Comme des blés mûrs

  Dans le souffle des adieux gémissent les tambours du soleil transpercés par la pluie peau à peau le silence et le vent enlacent les papillons du soir filtrent l’infini à travers les résistances du monde au coeur des forêts de bleus et de chaux l’amour danse comme un feu follet pris au piège des…

« La mort tombe dans la vie… »

« La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord, éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tout sens. Ensuite, grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire : assourdissant. »…

Théâtre d’ombres

solitude entrebâillée d’un tombeau d’étoiles pâles s’enfièvre au seuil d’un théâtre d’ombres où gémit l’écho d’un rêve captif d’un brouillard moribond aux espaces souverains, aux reflets caméléons à la porte d’un rayon de lune une échelle sans barreau se dresse comme un oiseau échassier veilleur et bâtisseur de ciels perçant les vents sans frontière jusqu’au…

A flots silencieux

sous un ciel saturé de gris respirer l’énergie du vent et le parfum poudré de la pluie aux accents d’agrumes et de chocolat une forêt de parapluies glisse sur les pavés luisants à flots silencieux jusqu’au parvis où Février pleure la mort tout bas Texte : MOONATH © ND Tableau : Helen Cottle

Scarabée

feu vert ! pétaradent les boîtes de fer balayant le silence du soir un scarabée écrasé au milieu de la chaussée Texte : MOONATH © ND Photo : Jacqueline Waechter

Au pied des lys blancs

comme des milliers de nuages évanouis au coeur d’une larme de rosée les cendres de la vie volent au gré d’un vent familier où les ombres pâles des souvenirs se consument au pied des lys blancs perplexité et poussière se mêlent au rêve et périssent au petit matin la mort apprivoisée par l’écho du destin…