Longeant la digue du vent

Longeant la digue du vent
Retenant des milliers de pensées en exil
La magie des mots et leurs ombres océanes
La vie s’effeuille comme des fleurs d’écume
Flottant dans les profondeurs infinies
De nos racines sacrées, vierges et mystérieuses
Emportant les maux stériles
La fraîcheur des os et leurs effluves de braise
Invitant les étoiles pensives et les oiseaux de plumes
Sur les flots d’un mirage indomptable
Amarré aux éclaircies sous nos yeux
En fragments de soleil, en lambeaux de soi
Caressant l’âme de nos nuits
Intérieures, ondulantes et brûlantes

Soufflent les voiliers de lumière
Sur les algues plissées de nos mémoires
Entre les espaces du temps, ivres et volatiles
Battant la mesure démesurément des sables complices, fauves et mouvants
Comme les ailes de la Terre qui s’arrachent à l’air
A chaque déflagration, à chaque étincelle incendiaire
Dans les déluges de nos corps égarés
De nos esprits apeurés qui ne connaissent plus l’apnée
Ni le sens de la simplicité, celle que l’on habille d’un rien
Qui enlace le silence de ses plus belles aurores, tendres et troublantes
De ses crépuscules majestueux frémissant à la porte des cieux
Métamorphosant l’être dans toutes ses galaxies et frondaisons
Au coeur de son immensité, prisme de sa liberté
Ecorchée, sauvageonne, unique et précieuse
D’un monde enchaîné, sacrifié, traversé d’amour et de haine

Texte : MOONATH © ND

Photo : Armel Noiry
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