Par l’ivoire des vents

Sous un ciel méridien
le printemps disperse le soleil
en éclats de granit
couronne la Femme Fleur
caresse une mère berçant son enfant
multiplie la lumière
sur les herbes indolentes
déambule entre Dahut et l’Ankou
parmi les sculptures inspirées
maillons ADN de mémoires visionnaires
d’un monde ouvert à l’infini

empli d’un silence profond
agenouillé au pied d’un barbelé sentinelle, irréel
semant des milliers de poussières azurées
l’écho éternel d’un train aux entrailles jaunes
cisèle une source ronde, bouclier aérien
où palpitent les plaies figées dans la matière
étincellent les âmes courageuses
la chair des ciseaux
l’espace et ses ombres

dans la complicité de l’instant
en robe blême, froissée par l’étrange
reflet karmique d’un éther meurtri
s’envole une larme en lambeaux
sous son chapeau taillé par la vie
souveraine, émaillée par l’ivoire des vents
la sève pure d’un rêve lointain
aux ondes pénétrantes et familières
d’une tristesse ardente
enfin libre !

Texte & photo : MOONATH © ND
Publicités

4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Un dahu et l’Ankou attelés à la même charrette… 🙂

    1. Moonath dit :

      Chasser le dahu est interdit m’a soufflé le roi Gradlon. Même la mort a arrêté de lui courir après ! 😉 Qui sait, la cité d’Ys et la princesse Dahut ont peut-être été engloutis par une légende ! 🙂

  2. An Tony'M dit :

    J’aime beaucoup ce texte
    Belle journée à vous
    Tony

    1. Moonath dit :

      Merci Tony pour votre appréciation et vos lectures. Bonne soirée.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s