Le mur

 

Au pied du mur, un amour en ruine,
aucune lamentation, aucune amertume ;
muraille de Chine, masque de façade ;
chante un rossignol.

Au creux du mur, une lézarde mémoire,
aucun mot emprisonné, aucune solitude,
peine Bastille, liberté Babylonienne ;
soupire le ciment.

En haut du mur, des illusions dévoilées,
aucun jardin suspendu, aucun royaume à reconstruire,
chacun sa Palestine, son ciel à coeur ouvert ;
erre l’étoile du temps.

Derrière le mur, l’inconnu essentiel,
prière de la terre, poussières du soleil,
soif d’espoir, pierre après pierre ;
danse un brin de muguet.

Texte : MOONATH © ND

Oeuvre de Tomasz Alen Kopera

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8 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. flipperine dit :

    derrière un mur peut se cacher beaucoup de choses

  2. louise dit :

    J’aime beaucoup, le texte et aussi l’image !!!

  3. Meho dit :

    Ouf… Très puissant Moonath.

  4. Superbe Moonath !
    Belle journée à toi ! 🙂

  5. damemiracle dit :

    Magnifique Moonath, merci mon amie et bonne journée, gros bisous 🙂

  6. bleuemarie dit :

    Si je voulais abattre les murs, ton poème me ferait changer d’avis..

    les murs sont nécessaires, dans leur indifférence, pour nous donner envie de les escalader, pour de l’autre coté, oublier l’amour en ruine et retrouver le vrin de muguet -)

  7. bleuemarie dit :

    le brin ( Pardon, ai cliqué trop vite)

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